mercredi 27 mai à 18h
Mauro Covacich et Philippe Forest / La vie est son roman Les nouvelles de Mauro Covacich sont des métaphores de la vie, « la vie dont nous ne savons rien », comme dirait Lacan, débris en marge de nos existences. La dimension subjective qu’il explore n’a pas pour but la réalité, ou l’altération de la réalité sous forme d’autofiction. Elle porte sur l’expérience elle-même de notre passage sur terre, dont elle entend offrir un simple témoignage. En ce sens, donc, Philippe Forest – dont l’œuvre est une longue méditation sur la question du deuil, s’interrogeant sur « l’incroyable fait de vivre devant la matière d’une fable nouvelle où toute joie et toute terreur trouvent leur place » – représente aux yeux de l’écrivain triestin un interlocuteur idéal et un point de repère incontournable.
Mauro Covacich est né à Trieste en 1965. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont les récits Storia di pazzi e di normali (1993, 2000) et Trieste sottosopra (2006), publiés chez Laterza, et les quatre romans A perdifiato (2003) Fiona (2005), Prima di sparire (2008) et A nome tuo (2009) parus chez Einaudi. Son dernier recueil de nouvelles, La Sposa, publié par Bompiani en 2014, est nominé au Premio Strega 2015. En 1999, l’Université de Vienne lui a décerné le prix Abraham Woursell.
Philippe Forest est né à Paris en 1962. Essayiste et romancier, il est l’auteur de L’Enfant éternel, Sarinagara, et Le Chat de Schrödinger (publiés chez Gallimard). Son Å“uvre est traduite dans une dizaine de langues. L’intégralité de ses romans et quelques-uns de ses essais ont été traduits en Italie.